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lundi 1 janvier 2018

Je ne voulais pas boire son vin









 
 

Traduction du poème "No quise beber su vino"
 
Je ne voulais pas boire son vin et je ne suis jamais allé dans son lit,
mais regarde  le destin, il vit dans mes versets,
et aujourd'hui que je marche plus lentement, je peux dire "je suis désolé",
et j'attends toujours le jour où il renonce au silence.
 
Parmi tant de dimensions et de mondes en parallèle,
nous ne traverserons jamais et nous savons que nous existons,
avec des milliers de nouvelles lunes, avec des planètes et d'autres soleils,
et dans notre propre ciel et celui des autres, ce que nous libérons.
 
Je l'aime dans l'infini, dans le monde que je n'ai pas.
Je ferme les yeux et vois, d'autres lèvres, d'autres baisers,
d'autres couleurs de roses et un autre amour dans un autre ciel.
Je ne voulais pas boire son vin et je ne suis jamais allé dans son lit.
 
 
Edmée Cobo Giancáspero
 
 

mercredi 13 juin 2012

Dehors, la tempête, la pluie





Dehors, la tempête, la pluie
       Une intense solitude,
Il pleut en hiver  sur les plates-formes,
Il pleut dans la vie fugace.


Les souvenirs se cassent de ma maison à la mer
Ils se perdent dans la mémoire
       Ils se déshabillent
             Et voilà qu'ils partent.


Dehors, le vent implacable, le murmure
Du noyer, de ma montre et de son tic tac.
 
Et ils reviennent, ils reviennent et ils vont,
Des voix qui ne sont pas déjà, les morts dorment leur rêves
Et le froid dort sa paix.


Je ne rêve plus, je ne dors plus
J'écris à la tempête, où que tu sois,
Dans ton  verre de cristal
, où tes lèvres me nomment

Et un tournesol regarde la mer


N'oublie pas d'arriver à temps
Que la vie s’en va
que la destination a une date,
a un point,
et un fin.

N'oublie pas que le temp passe vite, la pluie reste,
les rêves s'estompent
et l'amour
il s'en va aussi.


 




© Edmée Cobo Giancáspero
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mercredi 4 avril 2012

Je ne sais pas si tu te souviens


 Traducction du poème "No se si te acuerdas"

Je ne sais pas si tu te souviens de mon nom
étranger, en croisant la frontière
avec ses  lettres minces d'une autre époque
que sur tes lèvres ça sonnait comme une chimère

Je ne sais pas si tu te souviens de cette époque
des rituels africains dans les mains
agitant un drapeau fermement
avec la jeunesse et les rêves au premier abord

Je ne sais pas si tu te souviens de mon rire
que quand il aime, il s'échappe aux éclats,
je l'ai encore et je la défends comme je peux,
bien que parfois il ne réponde pas s'ils l'appellent

Je ne sais pas si tu te souviens de mes gestes
qui sont devenus sauvages au fil des ans
et qui traînent les séquelles de la vie
avec rides et fatigue dans le regard

Je ne sais pas si tu te souviens de cette danse
avec tes mains en descendant  par ma taille
cette danse qui n'est pas encore terminée
je le porte dans ma peau au jour le jour

Je ne veux pas encore mourir
sans savoir où c'était les souvenirs,
ceux qui portent un toast le premier jour de l'année
avec des bulles, avec du champagne et avec des étrangers.



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mercredi 22 février 2012

Le désert fleurira




Au pied de la montagne, de ma terre natale
Je regarde vers le couchant
Je regarde passer les jours
je fixe le ciel, je ride le front
Les mans en halte
Un cri à la vie


Sans frissons
Sans des doutes, sans des remords
Sans savoir d'où, sans savoir ni comme
Peut-être cette après-midi
Automne se déshabille
Le cassie poussera
Et fera sauter
Mon âme et ma chanson des souvenirs


Et une autre pluie viendra
Avec les yeux tristes
Avec les eaux tranquilles
Avec un nouveau arôme
Avec tout le sang d'un ciel qui pleut
Avec toute la force d'un cri qui peut


Parce que
C'est tant de pluie
Celle que j'ai et que je porte
Et ce sont tant d'angoisses
De crier dans le ciel


Que le désert d'Atacama
Au nord
Il fleurira
Et ils réveilleront des graines déjà dormies
Même les nards fleuriront
Des dos et en cachette
Et tu m'amèneras des iris
Ceux que j'aime
    Ceux-là bleus
        Ceux-là jaunes






Désert d'Atacama (nord du Chili)


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Traduction de mon poème en espagnol "Florecerá el desierto"

mardi 21 février 2012

J'ai le coeur ouvert





J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
c'est rouge, c'est vert, c'est jaune
c'est l'odeur du blé, celui de la farine
c'est l'odeur de champ dans le matin
c'est un voyage en train
c'est une nuit à notre sud
Au Portezuelo
C'est à moi, c'est à moi



J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
c'est un copihue
c'est un cerisier
c'est un morceau du Chili en printemps
c'est le sud, c'est le nord, c'est la montagne
c'est le désert celui que je porte dans le regard
c'est à moi, c'est à moi


J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
c'est audacieux, c'est audacieux
c'est une nuit de nouvel An
Là-bas au Rancagua,
c'est une danse
c'est un tango
c'est un  boléro
c'est à moi, c'est à moi








Rancagua et Portezuelo, villes du Chili

Copihue, fleur national du Chili



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dimanche 19 février 2012

Quelles nuits celles-là



Quelles nuits celles-là, avec la mer dans tes yeux
Avec mes envies de pluie en déshabillant ta voix
Et du café dans le froid, en reniant l'adieu


 Et la vie était la vie, si loin la mort
Et la nuit était audacieuse et certes c'était la chance
Et la terre tremblait et seulement pour te voir


Je dansais dans le feu avec magnolias d'Italie
je cherchais dans la pluie la parole que j'aime
et Je sentais dans l'âme ce que l'âme réclame

Quand tes yeux étaient présence infinie
Et mes rêves riaient et mouraient de rire
Et dans mon sang était la rose
Et la rose était la mienne

Quels jours ceux-là, monsieur, oui je t'ai aimé
Je t'ai attendu dans les coins avec dentelles et gris
Et dans ma peau le parfum
Des genêts jaunes et dans mes versets
Mes nuits avec ses lettres et ses drames


Et nous ? Et nous ?
Où sommes-nous allés ? Où sommes-nous ?
Dans quel sort restons-nous ?

Dans un arbre vivant ou mort
Dans n'importe quel pas ou quelle étape
Dans n'importe quelle vie d'étrangers
Dans une nostalgie d'été

Et qu'importe, puis qu'importe
Il pleut, il tremble, chante le coq
c'est nuageux et l'âme pleure



©Edmée Cobo Giancáspero
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mercredi 15 février 2012

Quand tu ne m'auras pas, quand je serai déjà parti





Quand je serai déjà parti, quand tu ne m'auras plus
Quand je  serai dans tes bras seulement un rêve perdu
Quand je serai u
n souvenir lointain et abattu
Quand la flamme s'etant et toi te déclare vaincu

Et tristement je dorme d
ans ma nuit la plus froide
Et tristement je flotte d
ans la mer de l'oubli
Et voyage dans les ténèbres e
n quête d'une autre vie
Et trouve le grand silence de la fin du chemin

Tu chercheras dans les ombres, t
u chercheras en vain
Tu crieras mon nom, mon nom et mon prénom
Il n'y aura pas de réponse, j
uste un écho d'oubli
Il n'y aura plus de poème, juste un marbre
froid

Quand le soleil et le bois de chauffage n'éclairent pas

Vous sentirez que je suis parti, sans pleurer ni pleurnicher.
Un bouquet d'œillets vous dira "elle est partie"
Et ils ouvriront la terre et rien ne sera à moi.

je résiste à mourir, j
e résiste à l'oubli
je résiste à comprendre que la vie se termine
Et qu'il existe la mort et cela fait partie de la vie
et nous serons des cendres un jour maudit

Je le jure, je le jure,
je reviendrai de l'ombre
Tu sentiras que j'existe, t
u sentiras que je vis
Tu sentiras que ce n'est pas vrai, q
ue rien n'a été perdu
Tu sentiras que tu m'aimes bien que je sois déjà parti



 

Edmée Cobo Giancáspero
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Les feuilles tombent et tombent


Traduction du poème "Las hojas caen y caen"

Les feuilles tombent et tombent
On fuyant mises en désordre
Les peupliers se déshabillent

Dans plusieurs nuances de jaunes
Et le vent amène dans son dos le chant de ma guitare
Une chanson de fée oubliée.
Sans éclat et sans amarres.


Et les feuilles changent et changent
Dans un rêve de nostalgie
Je cherche à changer mes peines
sans magie et sorcellerie
Le vent turbulent ne pense pas à ma traversée
Je viens depuis très loin
ont cherchent seulement une joie


Et viendraient d’autres automne
ont rêvant mordre le soir
Et naîtront de nouvelles feuilles
dans mon âme et en dans ton âme
Et pousseront en silence en regardant le ciel qui brûle
Et voleront avec le vent en écoutant la cigale.


J'adore marcher sur les feuilles
qui agonisent dans mon âme
Et sentir comme il termine un cycle dans la vie
Il n’y a plus silence dans l’automne
Avec la brise qui m'appelle
Avec tes yeux qui me cherchent
Et s'embrouillent dans mes branches