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mercredi 19 décembre 2012

Tu es resté dans le silence





J'en grimpant au mur,
Tu en nageant dans d'autre vie, et moi en ramant par la mienne
Tu dans la mer, je dans le désert
la vie nous est passée

 
Tu es resté dans le silence et dans le temps d'autres années
Dans les pluies, dans les orages,
Dans les rayons qu'ils ont tués
Mes oeillets d'après-midi
                Pour être rouges
                Pour être les miens

 
La sirène d'un train croise toute ma tristesse
Il croise un naufrage de fleurs, croise un phare
dans l'orage
Il parle les voix que je ne comprends pas
Il parle les souvenirs que je perds

 
Tourne le nôtre à être le nôtre ?
Tourne la vie à être vie ?
L'absurde a des motifs
Les nuits ils ne sont pas d'alors

 
Et ce fou mot qui se transforme en vers
Qui écrit et qu'il enchaîne
les souvenirs qui ont été roses, et un janvier et l'amour,
et un été, le plus sincère

 
Et cela chante que j'ai
et sentir cela que je mène,
qui demande à la mémoire,
à la pluie, à la tempête

 
Amour
Où es-tu parti ?
Dans quel port nous faisons-nous ?
 nous nous sommes perdus ?


Edmée Cobo Giancáspero

jeudi 30 août 2012

Si un jour

Si un jour
Dans un petit-gris et une brume, la nuit est un fantôme
Et perdu au hasard tu te laisses guider par la lune
Cherche dans le ciel mes tristes yeux
Cherche sur le champ les Lys en fleur


J'ai une lanterne allumée,
J'ai une horloge qui fait un bruit
Regarde au nord, regarde à la rivière
Il y a un chemin caché


Je serai entre les ombres
J'écris sous un pont
Je dors sous un saule

Sans bruit et en silence
Je veux, je veux toujours : je veux entendre ta voix


Si un jour
Le soleil n'existe plus
Si un jour est seul pluie
Si un jour ce n'est pas déjà un jour
Si un jour est seul nui


Et tu sens dans ta chair, la solitude du froid
Et tu mords la nostalgie de l'arbre qui est tombé
Et tu prends dans les bras la tristesse de l'âme sans abri

Je serai, je serai, avec mes os d'automne,
mes cheveux encore plus noirs et un verre de vin
Je serai dans tous les parcs, dans les ports et les quais
Je porterai un toast à ton nom sans toucher l'oubli



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mercredi 13 juin 2012

Dehors, la tempête, la pluie





Dehors, la tempête, la pluie
       Une intense solitude,
Il pleut en hiver  dans les plates-formes,
Il pleut dans la vie fugace.


Les souvenirs se cassent de ma maison à la mer
Ils se perdent dans la mémoire
       Ils se déshabillent
             Et voilà qu'ils partent.

Dehors, le vent implacable, le murmure
Du noyer, de ma montre et de son tic tac.
 
Et ils reviennent, reviennent et vont,
Les voix qui ne sont pas déjà, les morts dorment ses sommeils
Et le froid dort sa paix.

Je ne rêve pas déjà, je ne dors pas déjà.
J'écris à la tempête, où que tu te trouves,
-Dans ton  verre de vin
, où tes lèvres me nomment

Et un tournesol regarde la mer-

N'oublie pas d'arriver à temps
Que la vie s’en va
Dans un instant n'importe lequel
Dans un moment mortel.






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mercredi 4 avril 2012

Je ne sais pas si tu te souviens


Je ne sais pas si tu te souviens
de mon nom
étranger...
en croisant la frontière
avec ses lettres maigres d'autre ère
que dans tes lèvres...
il sonnait à une chimère

Je ne sais pas si tu te souviens
de ce temps
des rituels africains aux mains
en agitant fermement un drapeau
avec la jeunesse et les sommeils
d'autres temps

Je ne sais pas si tu te souviens
de mon rire
que quand il aime,
il s'échappe aux éclats,
je l'ai encore et je la défends comme je peux,
bien que parfois
il ne réponde pas s'ils l'appellent

Je ne sais pas si tu te souviens
de mes gestes
qui sont devenus sauvages avec les années
et qui traînent les séquelles de la vie
avec rides et fatigue
dans le regard

Je ne sais pas si tu te souviens
de cette danse
avec tes mains en baissant par ma taille
cette danse qui ne se termine pas encore
et je le porte dans ma peau au jour le jour

Je ne veux pas encore mourir
sans savoir où c'était les souvenirs,
ceux qui portent un toast le premier jour de l'année
avec bulles
avec champagne
avec ma vie, avec ta vie


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vendredi 9 mars 2012

Il pleut, il pleut et il pleut



Il pleut, il pleut et il pleut
Il pleut dans l'âme et il pleut dans la vie
Il pleut dans les parcs et il pleut en automne      
Il pleut dans les yeux ¡arrêtez Avril!


Et la vie suit, avec lune et Avril
Avec un parfum intense et le va-et-vient d'un train
Et la vie suit, suit parce que si
Avec montre d'or, avec montre à mille


Regarder la montagne neiger à trois heures
S'asseoir dans le porche après le café
Consulter le destin la nuit du Saint Jean
Cultiver les rêves et pétrir le pain
Écrire nuit après nuit et demander ¿pour quoi ?


Et aimer en silence et je vais t'aimer
Avec pleurs dans les yeux parce que je suis mortel
Parce que j'écoute
Mon coeur, parce que j'écoute
Au vent... quand il va naître



La vie ne veut pas me parler
Elle est resté en silence de tant pleurer
Elle s'est tu tout a coup, sans jeu et hasard

Ils tournent les ténèbres et le froid de la mer
Parce que la montagne a arrêté de prier
Parce que je tente un vol et je ne peux pas voler
Parce qu'il pleut et pleut, il pleut sans cesse














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vendredi 2 mars 2012

Poème de nouvelle année



           La nouvelle année, mes meilleurs voeux 
         Les volcans rugissent face au bal masqué
       Je vois ton visage dans le fond d'un verre    
             Je lève un toast à mes grands désirs
                    Je lève un toast à la liberté
                        
                            
                               

Et je veux, et je veux
Que tes pas s'approchent
Que tes mains me touchent
Que tes lèvres chuchotent
Ma chanson du moment

Et je veux, et je veux
Que le temps s'arrête
Qu'il me regarde aux yeux 
Qu'il me suive jusqu'au bar
Qu'il prépare ma boisson
Qu'il m'invite à danser
Qu'il ne me quitte jamais 

Oh, arrêtez le temps
Oh, arrêtez le soleil
Que la lune se meurt
Que se meurt d’amour

J'ai envie de danser, danse autour du feu
Un nouveau départ et ma blouse sur le plancher
Mon destin entre vos mains
Que "vive" le cannelier
Avec fête ou sans fête
Nous sommes, nous serons
Le premier Janvier




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mardi 28 février 2012

Kolwezi (République Démocratique du Congo)


Un caprice de la vie
Un destin, mon destin, des cartes au hasard
Et mon foyer est né dans un coin de Janvier
Au-delà de la mer
                      Où il y a mille mystères
                      Où n'y a jamais de paix

Le cuivre, l'uranium ils étaient toujours là
Vert malachite, vert claire, vert foncé
Chez des vieux rituels, j’ai embrassé la lune
Je voulais grandir, je suis née à nouveau

Atteindre la forêt et d'écouter Tam Tam
La lune, la magie dansent sans cesse
Sont nuits éternelles vis-à-vis d'un autel
Les tambours sonnent, sonnent à la paix!

Une rivière, le Lualaba, et mes larmes sont
Là, un vieux souvenir, qui revient et revient 
Je danse dans tes bras sans te dire adieu
Et je rêve et...je rêve de ce doux moment

Ce soir dans la plénitude de l'âme
La Jacaranda a fleuri à nouveau
Près de buganvillas et hibiscus en fleur
J'ai trouvé mon chemin dans la route du coeur

J'ai l’âme pleine des forêts et des étoiles
De grands silences, de paix intérieure
Des amours intenses, d'aimant et de fleur
Des amours profonds, de pluie et de chaleur

Le vieux tambour a arrêté sa chanson
Les grillons d'alors ont vendu sa voix
Ont changé les nuits et la prière du soir
Et même mes cheveux ont changé de couleur


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Kolwezi 1983

jeudi 23 février 2012

Monsieur ¿Voulez vous danser avec moi?


          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
L'orchestre joue, la danse coule
La lune chante un vieux rancoeur
Nostalgie claire de magie folle
La nuit est sauvage, monsieur
la nuit est à vous, est a moi
     

          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
Amour je vous donne et je suis blessée
Si près... je ne vous ai eu jamais
Et pas à pas, je danse dans vos bras
Seulement une rose, seulement un fleur
Pour vous, pour moi, pour nous

 

          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
Lune décroissante, la maison invite
Casse un cocon, naît un amour
Un crapaud chante
           chante ma chanson
Et un grillon pleure une fausse illusion


          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
Le bal est ouvert, la nuit est tombée
Et je dans vos bras, après tant et tant
Regarde les lilas, regarde les roses 
      Mon été est dans une fleur
Charmante est la nuit, je danse avec vous



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Traduction de mon poème en espagnol ¿Baila señor?

mercredi 22 février 2012

Le désert fleurira




Au pied de la montagne, de ma terre natale
Je regarde vers le couchant
Je regarde passer les jours
je fixe le ciel, je ride le front
Les mans en halte
Un cri à la vie


Sans frissons
Sans des doutes, sans des remords
Sans savoir d'où, sans savoir ni comme
Peut-être cette après-midi
Automne se déshabille
Le cassie poussera
Et fera sauter
Mon âme et ma chanson des souvenirs


Et une autre pluie viendra
Avec les yeux tristes
Avec les eaux tranquilles
Avec un nouveau arôme
Avec tout le sang d'un ciel qui pleut
Avec toute la force d'un cri qui peut


Parce que
C'est tant de pluie
Celle que j'ai et que je porte
Et ce sont tant d'angoisses
De crier dans le ciel


Que le désert d'Atacama
Au nord
Il fleurira
Et ils réveilleront des graines déjà dormies
Même les nards fleuriront
Des dos et en cachette
Et tu m'amèneras des iris
Ceux que j'aime
    Ceux-là bleus
        Ceux-là jaunes






Désert d'Atacama (nord du Chili)


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Traduction de mon poème en espagnol "Florecerá el desierto"

mardi 21 février 2012

J'ai le coeur ouvert





J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
Il est rouge, il est vert, il est jaune
Il est l'odeur du blé, celui de la farine
Il est l'odeur de champ dans le matin
Il est un voyage en train
Il est une nuit à notre sud
Au Portezuelo
Il est le mien, il est le mien


J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
Il est un copihue
Il est un cerisier
Il est un morceau du Chili en printemps
Il est le sud, il est le nord, il est la montagne
Il est le désert celui que je porte dans le regard
Il est le mien, il est le mien


J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
Il est audacieux, est audacieux
Il est une nuit de nouvelle Année
Là-bas au Rancagua
Il est une danse
Il est un tango
Il est un  boléro
Il est le mien, il est le mien







Rancagua et Portezuelo, villes du Chili

Copihue, fleur national du Chili



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dimanche 19 février 2012

Quelles nuits celles-là



Quelles nuits celles-là, avec la mer dans tes yeux
Avec mon envie de pluie en déshabillant ta voix
Et un café sous le froid, en reniant l'adieu


 Et la vie était vie, si lointaine la mort
Et la nuit était audacieuse et certes était sort
Et la terre tremblait et seulement pour te voir

Je dansais dans le feu avec magnolias de l'Italie
je cherchais dans la pluie la parole que j'aime
et Je sentais dans l'âme ce que l'âme réclame

Quand tes yeux étaient présence infinie
Et mes rêves riaient et mouraient de rire
Et dans mon sang était la rose
Et la rose était la mienne

Quels jours ceux-là, monsieur, oui je t'ai aimé
Je t'ai attendu dans les coins
Avec dentelles et gris
Et dans ma peau le parfum
Des genêts jaunes et dans mes vers
Mes nuits avec ses lettres et ses drames

Et nous ? Et nous ?
Où avons-nous été ? Où sommes-nous ?
Dans quel sort restons-nous ?

Dans un arbre vivant ou mort
Dans n'importe quel pas ou degré
Dans n'importe quelle vie d'étrangers
Dans une nostalgie d'été

Et que ça importe, puis que ça importe
Il pleut, il tremble, chante le coq
Est nuageux et il pleure l'âme



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mercredi 15 février 2012

Quand tu ne m'auras pas, quand je serai déjà parti





Quand je serai déjà parti
Quand tu ne m'auras plus
Quand je  serai dans tes bras 
Un rêve sans lendemain
Un rêve perdu
Quand je serai u
n souvenir lointain et abattu
Quand la flamme s'etant et toi te déclare vaincu

Et tristement je dorme

Dans ma nuit la plus froide
Et tristement je nage

Dans la mer de l'oubli
Et voyage dans les ténèbres

En quête d'une autre vie
Et trouve le grand silence de la fin du chemin

Tu chercheras dans les ombres

Tu chercheras en vain
Tu crieras mon nom, mon nom et mon prénom
Il n'y aura pas de réponse

Juste un écho d'oubli
Il n'y aura plus de moineaux 
qui tremblent de froid

Lorsque se couche le soleil

Mon bateau partira sans des pleurs
Ni gémissement
Et un bouquet d'oeillets

Diront "Elle est parti"
Et l'etoile de Marie parlera de moi

je me résiste à mourir

Je me résiste à l'oubli
je me résiste à comprendre que la vie se termine
Et qu'il existe la mort et il est part de la vie
Parce que ça fait mal la mort

Parce que ça fait mal la vie

Je le jure, je le jure,

Que j'y reviendrai des ombres
Tu sentiras que j'existe

Tu sentiras que je vis
Tu sentiras qu'il n'est pas vrai

Que rien n'est perdu
Tu sentiras que tu m'aimes

Quand je serai seul
Une poignée de cendrés en mer




Edmée Cobo Giancáspero
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