Messages les plus consultés

dimanche 19 février 2012

Quelles nuits celles-là



Quelles nuits celles-là, avec la mer dans tes yeux
Avec mon envie de pluie en déshabillant ta voix
Et un café sous le froid, en reniant l'adieu


 Et la vie était vie, si lointaine la mort
Et la nuit était audacieuse et certes était sort
Et la terre tremblait et seulement pour te voir

Je dansais dans le feu avec magnolias de l'Italie
je cherchais dans la pluie la parole que j'aime
et Je sentais dans l'âme ce que l'âme réclame

Quand tes yeux étaient présence infinie
Et mes rêves riaient et mouraient de rire
Et dans mon sang était la rose
Et la rose était la mienne

Quels jours ceux-là, monsieur, oui je t'ai aimé
Je t'ai attendu dans les coins
Avec dentelles et gris
Et dans ma peau le parfum
Des genêts jaunes et dans mes vers
Mes nuits avec ses lettres et ses drames

Et nous ? Et nous ?
Où avons-nous été ? Où sommes-nous ?
Dans quel sort restons-nous ?

Dans un arbre vivant ou mort
Dans n'importe quel pas ou degré
Dans n'importe quelle vie d'étrangers
Dans une nostalgie d'été

Et que ça importe, puis que ça importe
Il pleut, il tremble, chante le coq
Est nuageux et il pleure l'âme



©Edmée Cobo Giancáspero
Código: 1202201111182
www.safecreative.org


1 commentaire: