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mardi 28 février 2012

Kolwezi (République Démocratique du Congo)


Un caprice de la vie
Un destin, mon destin, des cartes au hasard
Et mon foyer est né dans un coin de Janvier
Au-delà de la mer
                      Où il y a mille mystères
                      Où n'y a jamais de paix

Le cuivre, l'uranium ils étaient toujours là
Vert malachite, vert claire, vert foncé
Chez des vieux rituels, j’ai embrassé la lune
Je voulais grandir, je suis née à nouveau

Atteindre la forêt et d'écouter Tam Tam
La lune, la magie dansent sans cesse
Sont nuits éternelles vis-à-vis d'un autel
Les tambours sonnent, sonnent à la paix!

Une rivière, le Lualaba, et mes larmes sont
Là, un vieux souvenir, qui revient et revient 
Je danse dans tes bras sans te dire adieu
Et je rêve et...je rêve de ce doux moment

Ce soir dans la plénitude de l'âme
La Jacaranda a fleuri à nouveau
Près de buganvillas et hibiscus en fleur
J'ai trouvé mon chemin dans la route du coeur

J'ai l’âme pleine des forêts et des étoiles
De grands silences, de paix intérieure
Des amours intenses, d'aimant et de fleur
Des amours profonds, de pluie et de chaleur

Le vieux tambour a arrêté sa chanson
Les grillons d'alors ont vendu sa voix
Ont changé les nuits et la prière du soir
Et même mes cheveux ont changé de couleur


Ecrit par © Edmée Cobo Giancáspero
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Kolwezi 1983

jeudi 23 février 2012

Monsieur ¿Voulez vous danser avec moi?


          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
L'orchestre joue, la danse coule
La lune chante un vieux rancoeur
Nostalgie claire de magie folle
La nuit est sauvage, monsieur
la nuit est à vous, est a moi
     

          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
Amour je vous donne et je suis blessée
Si près... je ne vous ai eu jamais
Et pas à pas, je danse dans vos bras
Seulement une rose, seulement un fleur
Pour vous, pour moi, pour nous

 

          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
Lune décroissante, la maison invite
Casse un cocon, naît un amour
Un crapaud chante
           chante ma chanson
Et un grillon pleure une fausse illusion


          Monsieur
¿Voulez-vous danser avec moi?
Le bal est ouvert, la nuit est tombée
Et je dans vos bras, après tant et tant
Regarde les lilas, regarde les roses 
      Mon été est dans une fleur
Charmante est la nuit, je danse avec vous



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Traduction de mon poème en espagnol ¿Baila señor?

mercredi 22 février 2012

Le désert fleurira




Au pied de la montagne, de ma terre natale
Je regarde vers le couchant
Je regarde passer les jours
je fixe le ciel, je ride le front
Les mans en halte
Un cri à la vie


Sans frissons
Sans des doutes, sans des remords
Sans savoir d'où, sans savoir ni comme
Peut-être cette après-midi
Automne se déshabille
Le cassie poussera
Et fera sauter
Mon âme et ma chanson des souvenirs


Et une autre pluie viendra
Avec les yeux tristes
Avec les eaux tranquilles
Avec un nouveau arôme
Avec tout le sang d'un ciel qui pleut
Avec toute la force d'un cri qui peut


Parce que
C'est tant de pluie
Celle que j'ai et que je porte
Et ce sont tant d'angoisses
De crier dans le ciel


Que le désert d'Atacama
Au nord
Il fleurira
Et ils réveilleront des graines déjà dormies
Même les nards fleuriront
Des dos et en cachette
Et tu m'amèneras des iris
Ceux que j'aime
    Ceux-là bleus
        Ceux-là jaunes






Désert d'Atacama (nord du Chili)


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Traduction de mon poème en espagnol "Florecerá el desierto"

mardi 21 février 2012

J'ai le coeur ouvert





J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
Il est rouge, il est vert, il est jaune
Il est l'odeur du blé, celui de la farine
Il est l'odeur de champ dans le matin
Il est un voyage en train
Il est une nuit à notre sud
Au Portezuelo
Il est le mien, il est le mien


J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
Il est un copihue
Il est un cerisier
Il est un morceau du Chili en printemps
Il est le sud, il est le nord, il est la montagne
Il est le désert celui que je porte dans le regard
Il est le mien, il est le mien


J'ai le coeur ouvert
Regarde, sente, sens
Il est audacieux, est audacieux
Il est une nuit de nouvelle Année
Là-bas au Rancagua
Il est une danse
Il est un tango
Il est un  boléro
Il est le mien, il est le mien







Rancagua et Portezuelo, villes du Chili

Copihue, fleur national du Chili



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dimanche 19 février 2012

Quelles nuits celles-là



Quelles nuits celles-là, avec la mer dans tes yeux
Avec mon envie de pluie en déshabillant ta voix
Et un café sous le froid, en reniant l'adieu


 Et la vie était vie, si lointaine la mort
Et la nuit était audacieuse et certes était sort
Et la terre tremblait et seulement pour te voir

Je dansais dans le feu avec magnolias de l'Italie
je cherchais dans la pluie la parole que j'aime
et Je sentais dans l'âme ce que l'âme réclame

Quand tes yeux étaient présence infinie
Et mes rêves riaient et mouraient de rire
Et dans mon sang était la rose
Et la rose était la mienne

Quels jours ceux-là, monsieur, oui je t'ai aimé
Je t'ai attendu dans les coins
Avec dentelles et gris
Et dans ma peau le parfum
Des genêts jaunes et dans mes vers
Mes nuits avec ses lettres et ses drames

Et nous ? Et nous ?
Où avons-nous été ? Où sommes-nous ?
Dans quel sort restons-nous ?

Dans un arbre vivant ou mort
Dans n'importe quel pas ou degré
Dans n'importe quelle vie d'étrangers
Dans une nostalgie d'été

Et que ça importe, puis que ça importe
Il pleut, il tremble, chante le coq
Est nuageux et il pleure l'âme



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mercredi 15 février 2012

Quand tu ne m'auras pas, quand je serai déjà parti





Quand je serai déjà parti
Quand tu ne m'auras plus
Quand je  serai dans tes bras 
Un rêve sans lendemain
Un rêve perdu
Quand je serai u
n souvenir lointain et abattu
Quand la flamme s'etant et toi te déclare vaincu

Et tristement je dorme

Dans ma nuit la plus froide
Et tristement je nage

Dans la mer de l'oubli
Et voyage dans les ténèbres

En quête d'une autre vie
Et trouve le grand silence de la fin du chemin

Tu chercheras dans les ombres

Tu chercheras en vain
Tu crieras mon nom, mon nom et mon prénom
Il n'y aura pas de réponse

Juste un écho d'oubli
Il n'y aura plus de moineaux 
qui tremblent de froid

Lorsque se couche le soleil

Mon bateau partira sans des pleurs
Ni gémissement
Et un bouquet d'oeillets

Diront "Elle est parti"
Et l'etoile de Marie parlera de moi

je me résiste à mourir

Je me résiste à l'oubli
je me résiste à comprendre que la vie se termine
Et qu'il existe la mort et il est part de la vie
Parce que ça fait mal la mort

Parce que ça fait mal la vie

Je le jure, je le jure,

Que j'y reviendrai des ombres
Tu sentiras que j'existe

Tu sentiras que je vis
Tu sentiras qu'il n'est pas vrai

Que rien n'est perdu
Tu sentiras que tu m'aimes

Quand je serai seul
Une poignée de cendrés en mer




Edmée Cobo Giancáspero
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Amour, je t'aime




Amour, je t'aime

Explosent cent volcans
Et brille le monde entier
La terre est enchantée
M'appelle depuis le feu?
Mon corps éclate en flammes
Est une sorcellerie?

Il tremble dans le sud
Peut-être est tort à moi?
C'est tout un grand mystère
Le vent, la pluie, le hasard

Amour, je t'aime encore
C’est une toile d'araignée, de fureur et fleurs de lys
C'est une liqueur violente, raison dans la folie
Que late a rouge ardent
Qui brûle à mille par heure

Ay Dieu, comme j’aime
Être âme
être comète
et conquérir le ciel



© Edmée Cobo Giancáspero
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J'imagine






J'imagine


Que tu marches dans les ombres
Que tu t'habilles de fantôme, tout en noir
Que tu t'approches en silence, pas à pas
Je tremblerai devant tes marches comme le vent
Et devant un baiser
Je mourrai
Par Dieu qui est vrai


J'imagine


Que tu me suis depuis toujours
Qu'il y a une danse, il est minuit et c'est ma fête
Une nouvelle année, avec orchestre, fin de décembre
Devant une danse, je porterai un toast avec un vin
Et devant un baiser
Je mourrai
Par Dieu qui est vrai


J'imagine

Que je te trouve tout à coup
Dans un bar, dans un port, au Moyen-Orient
Une nuit de déguisement et du cognac
Et tu me suis parce que tu sais que c'est ma chance
je te dirai ce que je veux et ce que j'attends
Mais... devant un baiser
Je mourrai
Par Dieu qui est vrai


Edmée Cobo Giancáspero
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Les feuilles tombent et tombent




Les feuilles tombent et tombent
On fuyant mises en désordre
Les peupliers se déshabillent

Dans plusieurs nuances de jaunes
Et le vent amène dans son dos le chant de ma guitare
Une chanson de fée oubliée.
Sans éclat et sans amarres.


Et les feuilles changent et changent
Dans un rêve de nostalgie
Je cherche à changer mes peines
sans magie et sorcellerie
Le vent turbulent ne pense pas à ma traversée
Je viens depuis très loin
ont cherchent seulement une joie


Et viendraient d’autres automne
ont rêvant mordre le soir
Et naîtront de nouvelles feuilles
dans mon âme et en dans ton âme
Et pousseront en silence en regardant le ciel qui brûle
Et voleront avec le vent en écoutant la cigale.


J'adore marcher sur les feuilles
qui agonisent dans mon âme
Et sentir comme il termine un cycle dans la vie
Il n’y a plus silence dans l’automne
Avec la brise qui m'appelle
Avec tes yeux qui me cherchent
Et s'embrouillent dans mes branches